La Position Du Guetteur

Créations

Des créations avec et à la rencontre des publics.
Ces dernières créations se font à partir d’un travail sur les récits de vie, fragments biographiques.

Deux projets sont en travail dans les gouvernorats d’Erbil et de Duhok, au Kurdistan Irakien, avec des artistes et des habitants de camps de réfugiés, "Enfermés dehors... – Langues recousues", à partir de récits liés aux parcours et à la situation des réfugiés, en lien avec leur vie quotidienne dans les camps. Créations pour la saison 2019-2020. Voir la rubrique Actualités.

Inventaire à vif, chapitre 2

Création pour le Théâtre du Tandem (Rouyn-Noranda, Abitibi-Témiscamingue, Québec, Canada).

Du 26 septembre au 14 octobre 2018. Tournées à Rouyn-Noranda, Val d’Or et Ville-Marie.

Conception, scénographie et mise en scène : Ricardo Lopez Muñoz
Dramaturgie : Hélène Bacquet
Interprètes : Valérie Côté et Hélène Massy-Emond
Création son et image : Guillaume Feyler
Régie générale : Lynn Rioux
Régie vidéo : Thibaut Vangheluwe
Avec les habitants-spectateurs des représentations.

Dans l’antériorité du chapitre 1, les actrices proposent leurs récits suivant un dispositif d’interaction avec le public et invitent les spectateurs à faire le leur, avec elles, sur scène ou depuis la salle. Là encore, il s’agit de parler de soi, d’entrer au "jeu du je", à partir de son territoire.

→ article de Richard Lefebvre, L’Abitibi telle qu’en elle-même, Jeu, Revue de théâtre, n°169, déc. 2018

Inventaire à vif, chapitre 1

Création pour le Théâtre du Tandem (Rouyn-Noranda, Abitibi-Témiscamingue, Québec, Canada).

Du 5 au 7 juin 2018 au Musée des Arts de Rouyn-Noranda.

Conception, scénographie et mise en scène : Ricardo Lopez Muñoz
Interprètes : Valérie Côté et Hélène Massy-Emond
Assistante à la dramaturgie : Catherine Pavet
Création son : Julien Lafosse
Régie générale : Lynn Rioux
Stagiaire vidéo : Thibaut Vangheluwe
Avec des habitants de Rouyn-Noranda : Hélène Bacquet, Chantal Germain, Caroline Lacasse, Bernard Lessard, Claudette Massy, Julia Morarim, Dominique Rioux-Blanchette.

C’est dans le cadre du dispositif « Développement de collaborations artistiques » du Conseil des Arts du Canada qu’une première collaboration et première étape exploratoire de travail, a vu le jour en 2016 sur le territoire de l’Abitibi-Témiscamingue.

Rouyn-Noranda, ville québécoise au Canada, située au bord du lac Osisko, terre des peuples Anishnabés et Cris depuis 8000 ans, qui a vu la colonisation européenne se développer depuis le 17ème siècle est aujourd’hui une terre d’exploitations minières à ciel ouvert, qui transfigurent territoire et habitants. L’ancrage d’Hélène Bacquet, Directrice du Théâtre du Tandem, dans ce territoire rejoint à cet endroit le processus de travail de Ricardo Lopez Muñoz. En 2016 et 2017, de nombreux entretiens ont été menés sur ce territoire.

Ce spectacle-évènement, processus de création s’écrivant à partir des rencontres avec des habitants, s’est construit à partir de leurs récits, en prise avec le territoire, avec une communauté, auxquels il donne la parole. C’est un théâtre en prise avec la réalité et l’imaginaire des citoyens, habitants de l’Abitibi-Témiscamingue, où dialogues, débats, réflexions s’articulent avec un fil dramaturgique et une esthétique. Un théâtre pour lequel l’épicentre de gravité a été déplacé, de la production vers le processus de création, un théâtre où le processus de création devient la production.

→ Theatretandem.com

→ Museema.org

Radio Canada 7 juin 2018 : Inven[taire] à vif : théâtre de territoire signé Ricardo Lopez Muñoz

Les allogènes

Janvier – mars 2018 au TCM Théâtre Cercle Molière (Winnipeg, province du Manitoba, Canada)

Conception et mise en scène : Ricardo López Muñoz
Dramaturgie : Bruno Allain
Création sonore et vidéo : Guillaume Feyler
Régisseur : Keith D’Amboise
Comédiens : Renaud Doucet, Natalie Fehéregyházi, Laura Lussier
Avec des habitants de Winnipeg : Shane Barnabé, Marie Berckvens, John Bluethner, Sara Bouchto, Nora Dainhi, Sébastien Gaillard, Nicole Jowett, Anna-Laure Koop, Emmanuel Kuldjob, Lorène Lailler, Emilie Lemay, Guy Liabin, Evasio Murenzi, Emmanuel Pérez, Julien Sahuquillo, Alphonse Tétrault, Larbi Toumi.

Un minéral allogène est un minéral qui n’a pas pris naissance dans la roche où il se trouve.

L’immigration sur le territoire de Winnipeg. – un quartier, Saint Boniface… Questionner le parcours de l’immigration, dans ses multiples dimensions – géographique, économique, politique, sociale, culturelle, linguistique, historique, généalogique, intime, symbolique…

Depuis une trentaine d’années, l’identité franco-manitobaine est interrogée par les faits. Une identité en voie de recomposition, qui interpelle le lien social, l’altérité. Une francophonie et une francophilie au visage multidimensionnel, qui emprunte à d’autres cultures, d’Afrique et d’ailleurs, et qui se retrouve en tension avec l’identité franco-manitobaine d’origine européenne. La langue en partage ne fait pas la culture en partage. Les migrants vivent avec leur histoire, leur culture, leur identité. Et suite aux premiers métissages – entre Premières nations et colons français– d’autres métissages se font, ajoutant à la multiplicité de l’identité franco-manitobaine. Une réalité de la communauté franco-manitobaine d’aujourd’hui, dans une société bilingue, à dominante anglophone…

Le processus de travail s’est déployé dans une dynamique de « projet- rhizome » qui a donné la voix aux habitants du territoire pour aboutir à une création théâtrale. « Faire théâtre ensemble ».

La création d’un site internet dédié au projet, a permis de constituer une communauté de partage, « territoire de ressource », sur la question de la francophonie, de la francophilie et des migrations à Winnipeg. Ceux qui le souhaitaient ont pu participer à l’une ou l’autre des étapes de la création, ou à l’ensemble : déposer un récit, témoignage, fragment de mémoire et d’histoire, autoportrait, recette de cuisine, photographie, enregistrement audio, etc. qui ont contribué à nourrir l’écriture du spectacle ; participer au spectacle, comme acteur ou non. C’est à partir de ce matériau récolté que s’est construite la dramaturgie et le dispositif scénique de la création.

→ Cerclemoliere.com

              Critique de Radio Canada

Babel Guyane

Création pour le Théâtre de l’Entonnoir (Kourou, Guyane)

Octobre – décembre 2017. Représentations les 7, 8 et 9 décembre, au Pôle culturel de Kourou.

Conception, mise en scène et dramaturgie : Ricardo López Muñoz
Interprète : Roberto Jean
Créateur sonore : Pablo Lopez Chaussé
Créateur vidéo : Olivier Bémer
Collaboration à la dramaturgie : Lucie Vérot
Régie générale : Michaël Creusy

La Guyane, territoire situé en Amérique du Sud, à plus de 8000 kms de la France hexagonale ne ressemble dans sa géographie, son histoire, sa population, à aucun autre territoire de la république française. Elle a un défi à relever : questionner cette société en permanente mutation, bousculée par un fort taux d’immigration et un taux de natalité record.

Villages Saramacas, villages Amérindiens, « zones » mélangées, communautés créole, brésilienne, haïtienne, hmong, blanche, expatriée… Communautés qui ne se mélangent guère, préjugés sur les appartenances culturelles… La Guyane, territoire multiculturel, multilingue, à travers son histoire concentre des cultures, des traditions, d’origine éloignées et diverses.

Une création à partir du récit de vie du comédien Roberto Jean, qui questionne, à travers son itinéraire, sous forme de monologue, libre cheminement de sa pensée, la Guyane, l’identité, l’enfance, la famille, l’immigration, « l’intégration », la négritude…

Vivre Vite – Hériter/Mériter

Création en 2016 pour le Théâtre de l’Entonnoir (Kourou, Guyane)

Du 7 au 30 Juillet 2017 – Off d’Avignon à la Chapelle du Verbe incarné, Théâtres d’Outre-Mer en Avignon (TOMA).

Conception et mise en scène : Ricardo López Muñoz
Dramaturgie : Bruno Allain
Créateur son : Guillaume Feyler
Régie générale : Michaël Creusy
Interprètes/écriture : Emmelyne Octavie et Yokiendy Siffrard

Pour cette seconde création, je suis parti d’un sillon que je creuse depuis plusieurs années déjà. Une conviction pour un certain théâtre, un théâtre relationnel. Là où le théâtre se veut habituellement mise en scène d’un texte, j’opte pour un « théâtre sans texte », je veux dire sans texte préalable, à partir de récits de vie, de fragments d’histoire de vie. Partir à la rencontre d’un territoire, de ses habitants. Constituer un corpus. Créer à partir de ce corpus. Faire théâtre ensemble…

Vivre vite Hériter/Mériter, c’est l’histoire d’une femme, Emmelyne Octavie, actrice, d’un homme, Yokiendy Siffrard, acteur, de deux itinéraires qui dialoguent et se croisent. L’un nous parle de son rapport au territoire, depuis sa place d’immigré, créole haïtien, l’autre de son rapport au même territoire, mais depuis sa place de native, créole guyanaise. Un dialogue qui se construit à partir d’eux-mêmes, interroge ce territoire dans son aspect géopolitique, social et économique. Un dialogue qui interroge aussi le rôle de la République Française quant à ce territoire français et européen, situé en Amérique du Sud, la plus grande région de France et la moins peuplée, où de nombreuses communautés vivent côte à côte, parfois dans des tensions "silencieuses" héritées de l'Histoire, d’autres fois dans des tensions ouvertes, là où les injustices et la pauvreté gangrènent les relations sociales. Effets des politiques de la République sur la population locale, sur la population migrante. Un dialogue qui s’intercale avec des moments de monologues où, chacun plonge alors dans un parcours plus intime, dans une forme d’introspection, s’interrogeant sur sa place dans une société-monde, partageant des fragments d’histoire de vie, voix comme dites au creux de l’oreille du spectateur (spectateurs sous casques). Face à la vie qui poursuit son chemin, face à ces gens qui tentent de tenir debout, au milieu de l'anomie sociale permise par l'inertie ou la complicité politique, chacun cherche à s'en sortir avec les moyens qu'il trouve à sa portée, mais se retrouve en même temps enfermé dans l'univers qui l'a produit.

Une réalité guyanaise… qui rejoint une dimension universelle de la condition humaine.

→ Site internet Verbe Incarné

Fragmentos de memorias, grandes historias mínimas

Région métropolitaine de Santiago de Chile - 2016
GAM Santiago de Chile/Melipilla/Pedro Aguirre Cerda/Lo Prado/Talagante/El Bosque

Conception et mise en scène : Ricardo López Muñoz
Dramaturgie : Catherine Bouve
Création sonore : Guillaume Feyler
Vidéaste : Fernando Stange
Photographie : Rodrigo Pinto Hoffmann
Avec les artistes : Nicolas Alvestegui Sura, Renata Armesto, Catalina Isabel Fernández Rubio, Isabel Fonseca, Camila Lobos Díaz, Maria Franscisca Maldonado Herrera, Omar Pino Osorio, Simón Pascal Raies, Ximena Quiroz Peters
Avec des habitants de la RMS : 5 groupes de 10 à 14 habitants, âgés de 15 à 74 ans
Avec le soutien de Santiago es Mio/CNCA/Institut Français du Chili

Une création à partir de récits de vie, fragments biographiques. Narration qui s’appuie sur des objets, lettres, autoportraits, chansons, musiques, poèmes, photos, vidéos, articles de presse, documents, vieux journaux, etc. apportés par les habitants.

Des paroles qui font écho à l’universel de la condition humaine. Histoires, fragments d’histoire, à partir de soi, de ses parents, de ses grands-parents… Le processus de travail a produit des récits partagés par les participants sur des thématiques portant sur des sujets aussi différents que la séparation, l’enfance, l’éducation, les rapports hommes-femmes, la condition des femmes, la pauvreté, l’injustice sociale, la précarité, la famille, l’homosexualité, la dictature, l’identité, le couple, l’avortement, l’amitié, la mort, le suicide, la maladie, l’abandon, l’amour, la filiation, la naissance… Une mosaïque de la société chilienne actuelle et passée.

Lors du spectacle final, un banquet représente un repas de famille, une grande famille, ou un repas communautaire (350 personnes attablées, participants et public mêlés), où des histoires, drôles, dramatiques, profondes, se racontent de bout en bout du repas, un repas qui s’étire dans le temps… du récit collectif.

Ouvrage à paraître : Catherine Bouve, Fragments de mémoire, du récit au théâtre relationnel (titre provisoire) à paraître en 2019.

→ la gran cosecha comunas de la rms
→ la gran cosecha fragmentos de memoria

Tchip

Création à Kourou (Guyane) pour le Théâtre de l'Entonnoir - 2013

Texte d’Eric Durnez
Conception, mise en scène et scénographie : Ricardo Lopez Muñoz
Créateur son : Jean-Marc Istria
Création lumière : Jerôme Pigeon
Avec : Grégory Alexander, Hermina Duro, Patrick Moreau et Vanessa Da Silva Lopes

Le tchip, c’est un petit bruit de la langue qui se fait entendre dans la bouche des Antillais, des Africains, pour exprimer un mécontentement, agacement, exaspération, ou réprobation… La Guyane, c’est « un pays d’échouement, de rédemption ou de chagrin », un territoire où les personnages « vivent par choix, par habitude, par effraction, par dépit, par défaut » (E. Durnez)..

Dans, Tchip, pièce écrite en résidence, quatre personnages, dans un huis clos, interrogent leur vie en Guyane, leurs relations, le sens de leur vie… C’est l’histoire de Jérôme alias Jetski balloté par la vie, entre sa jeune mère, son louche beau-père et un père absent. Il trouve refuge dans la construction d’une fusée et dans son amitié avec Deevee. Dans la moiteur du climat et la vacuité des existences, le quatuor est à vif…

Créée en résidence au théâtre de l’Encre, à Cayenne, en décembre 2013 et montée avec des acteurs guyanais, la pièce a ensuite tourné en Guyane, toujours précédée et/ou suivie d’un débat, ainsi qu’en France métropolitaine (Théâtre du Tarmac, Paris) en 2014.

Avec le soutien du CITF.

→ Le Tarmac

Les deux premiers spectacles de La Position du Guetteur, Barouf à Chioggia de Carlo Goldoni et Noces de Sang de Federico Gracia Lorca, ont marqué une première étape du travail. En partant du texte, nous recherchions déjà à créer une dynamique entre corps et espace. Très vite dans les spectacles suivants, la volonté de confronter le texte, matériau central, aux autres formes d'expressions, musique, marionnettes, danse, s'est imposée.

Dans le Bestiaire tropical d’Agnès Arnaud, la création du texte par un auteur vivant a permis la rencontre de marionnettes-objets et du travail de la voix chantée-parlée. Avec la Cinquième saison d’Agnès Arnaud, c'est la danse contemporaine qui tisse la trame du spectacle.

Après toutes ces expériences traversées par la question de la juxtaposition des formes, le travail s'est tourné vers la recherche d'une forme hybride. Il ne s'agit plus de convoquer danseurs, musiciens, marionnettistes, chacun dans leur domaine premier, mais d'imaginer un langage commun dans l' “œuvre”. La transition s'est faite avec Anthropologies de Pablo Abad. Le texte devient matériau qui se façonne dans le même espace-temps que le spectacle. De ce processus d'élaboration émerge une construction empirique.

Le mouvement n'est pas à proprement parler de la danse, ni le texte une narration, ni l'objet une marionnette, ni la musique une mélodie, mais de la matière mise en chantier. Les langages se contaminent, la forme se peaufine par une accumulation d'expériences d'où naissent une esthétique, une dramaturgie scénique. Elle est en mouvement permanent comme la pensée.

L'expérience se poursuit avec Kinderzimmer de Gilles Boulan, Un Roméo, une Juliette d'après William Shakespeare. Dans Autopsie Faust, textes de Daniel Lemahieu, c'est l'idée du Chantier qui apparaît, une dramaturgie du chaos. Ce n'est plus l'histoire de Faust qui est racontée, mais la thématique du mythe de Faust dans ses prolongements actuels. Le plateau devient un réceptacle où, comme dans la poésie, les actions sont condensées, ouvrent sur le sens.

La dernière tentative a été de questionner le rapport entre public et espace plus spécifiquement. Comment j'ai été avalé par un boa alors que je dormais paisiblement est une installation-spectacle conçue pour que cinquante spectateurs puissent venir s'étendre et partager un parcours sensible avec les acteurs. Le dispositif scénique fonctionne aussi d'une manière autonome, permettant au public, en dehors de la représentation, de l'investir librement et d'y inventer son propre parcours. C'est dans cette même idée de chantier et de dramaturgie du chaos qu'a été pensé RBMK une épopée de l'homme pressé.

RBMK, Une épopée de l'homme pressé

Création au théâtre de la Tempête/Cartoucherie de Paris - 2006

Mise en scène : Ricardo López Muñoz
Scénographie : Ricardo López Muñoz & Constance Arizzoli
Ecriture : Constance Arizzoli 
Vidéo : Alexandra Mélot et Yonana Urruzola
Son : Pierre-Jean Horville
Costumes : Sabine Siegwalt
Lumière : Rémi Maupomé
Avec : Bernard Cupillard, Bettina Külhke, Mélodie Marcq, Charly Totterwitz
Tournée, La Comédie de Saint-Etienne, Salle Jacques Brel Fontenay-sous-Bois
Coproduction : Comédie de Saint-Étienne - Centre dramatique national, Fontenay en Scènes – Ville de Fontenay-sous- bois. Avec le soutien du ministère de la Culture pour l’aide à la création de la DMDTS et le DICREAM, du Conseil général du Val de Marne, de l’Adami, la MC 93- Bobigny et du Festin - CDN de Montluçon Région Auvergne

Un rêve effaré les yeux ouverts, dans ce monde d’après la catastrophe de Tchernobyl, un monde contaminé pour l’éternité qui interroge la science, la course aveugle vers l’avant du progrès technologique, le rapport à notre terre, à notre monde.

Comment j'ai été avalé par un boa alors que je dormais paisiblement

Installation-spectacle, création à la Comédie de Saint-Etienne - 2004

Texte de Constance Arizzoli
Conception et mise en scène : Ricardo López Muñoz
Scénographie : Julien Peissel
Avec : Agnès Arnaud, Arnaud Laurens, Walter N’guyen

Sur le temps libre et le travail, une installation - spectacle où les spectateurs s'allongent dans une chambre collective où l’on questionne un rapport au monde dominé par la mesure du temps. Deux mondes se côtoient, se télescopent : celui des hautes vitesses et des sphères inaccessibles du pouvoir et celui de la vie intime et quotidienne prisonnière de la mécanique du temps.

Cabaret Prévert

Création à l’Espace Jacques Prévert d’Aulnay-sous-Bois - 2001

Texte de Jacques Prévert
Mise en scène : Ricardo López Muñoz
Jardin tropical : service espaces verts de la ville d’Aulnay-sous-Bois
Peinture : Sissi Veiner
Musique live : Jefferson Lembeye, Arnaud Laurens, Laurent Costeseque
Régie générale : Pierre Galais
Avec : Agnès Arnaud, Arnaud Laurens, Brontis Jodorowsky, Juliette Plumecocq-Mech

Prévert, poète, dramaturge, scénariste, surréaliste, caricaturiste de génie qui a si bien dépeint les réunions officielles, les commémorations, les banquets, les cortèges et autres réunions. Porte-parole de l’enfance, dans toute son innocence et son authenticité, Prévert n’aimait que l’école buissonnière et dans sa géniale tête de cancre, grouillait l’esprit de révolte mêlé de tendresse envers les laissés pour compte…

Eloge de la paresse

Installation-spectacle. Création au Théâtre Jacques Prévert à Aulnay-sous-Bois - 2001

Texte de Noëlle Renaude
Conception et mise en scène : Ricardo López Muñoz, avec la collaboration de Constance Arizzoli
Lumières : Ricardo López Muñoz
Son : Arnaud Laurens
Vidéo : Maxime Charden
Capteurs : Christophe Buffet
Régie générale : Pascal Vitroux
Avec : Agnès Arnaud, Arnaud Laurens, Ricardo Lopez Muñoz, Walter N’guyen
Co-production : La Position du Guetteur, La Comédie de Saint-Etienne, Centre dramatique national

L’éloge de la paresse se situe à la frontière de l’installation et du spectacle, de l’expérience individuelle et du parcours collectif. Les spectateurs sont amenés à découvrir, à investir un lieu mis sous haute sensibilité sonore, tactile, olfactive te visuelle. L’installation-spectacle parle de la paresse la plus simple, du bonheur de se laisser aller à des perceptions, à la paresse oisive où la vie sociale est repoussée. Un voyage dans nos souvenirs et dans les émotions oubliées. Une expérience inédite où le spectateur est sollicité à goûter aux délices de la paresse. S’étendre et céder à l’envoutement ses sens ; se laisser traverser par des voix qui chuchotent à l’oreille, de objets qui frôlent, des sonorités qui jaillissent de la page d’un livre, l’odeur d’un repas qui se prépare, une musique chantée par des oiseaux étranges…

« Il ne faut pas croire que la paresse soit inféconde. On y vit intensément, comme un lièvre qui écoute. On y nage comme dans l’eau, mais on y sent le frôlement des herbes du remords. Il y a dans la paresse un état d’inquiétude qui n’est pas vulgaire, et auquel l’esprit doit peut-être ses plus fines trouvailles ». Jules Renard.

Visiblement préoccupé par la conscience de l’existence [Autopsie Faust]

Création au Théâtre Jacques Prévert à Aulnay-sous-Bois - 2001

Texte de Daniel Lemahieu
Mise en scène : Ricardo López Muñoz
Chorégraphie : Sandra Martinez
Scénographie : Maciej Fiszer
Conception sonore : Jefferson Lembeye
Costumes : Corinne Baudelot
Partition violon : Arnaud Laurens
Masques : Walter N’Guyen
Assistante à la mise en scène : Catherine Drouillet
Régie générale : Alain Rusé
Avec : Agnès Arnaud, Arnaud Laurens, Ricardo López Muñoz, Marc Marchand, Sandra Martinez, Juliette Plumecocq-Mech. Chant : Benjamin Clée
Coproduction : La Position du Guetteur, Espace Jacques Prévert, Aulnay-sous-Bois

Franz Kafka, Comme si c’était un rêve

Petite forme hors les murs Aulnay-sous-Bois - 2001

Pièces courtes en appartement, création hors les murs : « La nature de l’homme »

2000

Un Roméo et Juliette d’après William Shakespeare

Création Espace Jacques Prévert, Aulnay-sous-bois - 2000

Texte de Jean-Michel Déprats
Mise en scène : Ricardo López Muñoz
Dramaturgie : Agnès Arnaud
Scénographie : Goury
Musique : Jefferson Lembeye
Conseil chorégraphique : Sandra Martinez
Lumière : Arnaud Sauer
Costumes : Brigitte Lauber
Réalisation des costumes : Lycée Jules Verne, Sartrouville
Assistant à la mise en scène : Philippe Gaulé
Régie générale : Sylvie Petit
Avec : Agnès Arnaud, Bruno Boulzaguet, Hugues Dangréaux, Philippe Gaulé, Benoît Giros, Aranud Laurens, Juliette Plumecocq-Mech, Isabelle Provendier
Tournée : Espace S. Signoret, Vitry-le-François ; ACBScène Nationale, Bar-le-Duc ; salle G. Philippe, Bonneuil-sur-Marne ; Centre Culturel de Ris-Orangis ; Espace Jean Legendre, Compiègne, Salle Jacques Brel, Fontenay-sous-Bois ; Espace Jacques Prévert, Aulnay-sous-Bois.
Coproduction : La Position du Guetteur, Espace Jacques Prévert, Aulnay-sous-Bois, ACBScène Nationale de Bar-le-Duc, Espace Jean Legendre de Compiègne

Enchaînement de tableaux, plans séquences pour dire l’implacable, fulgurance du récit. Matière sonore omniprésente. Pantins désarticulés, éléments de costumes, machine de bois et de métal posée sur un anneau blanc, cercle magique propice aux illusions et aux évocations. Coup de foudre, éclair, lumière incandescente et brève, flambée de la violence, crépitation du désir, impétuosité de la jeunesse. Dans cet espace scénique où acteurs et personnages se côtoient, les corps racontent la violence de cette œuvre où la mort sublime l’amour

→ Reflets n°5 (mars 2000)

Debout combien de fois avons-nous été nous-mêmes un inconnu ?

1999

Texte de Constance Arizzoli
Mise en scène : Ricardo López Muñoz
Scénographe : Constance Arizzoli

Une errance urbaine, un regard sur la solitude dans la foule, la solitude des foules, l’anonymat et la quête d’identité. Travail de recherche sur le thème : la ville et l’errance, avec un groupe de jeunes acteurs (18-22 ans) «Humeur Locale », issu de l’option théâtre du lycée Racine Paris. Présentation du travail à l’Usine Hollander de Choisy-le-Roi Compagnie la Rumeur / Patrice Bigel.

Kinderzimmer

Création au Hublot à Colombes - 1998

Texte de Gilles Boulan
Mise en scène : Ricardo López Muñoz
Collaboration artistique : Agnès Arnaud
Scénographie : Anne Levacher
Création Lumières : Marie-Noëlle Bourcart
Univers Sonore : Isabelle Surel
Régie générale et régie lumière : Pierre Galais
Régie son : Emilie Pée
Régie plateau : Olivier Brandicourt
Avec : Bettina Kühlke
Tournée puis reprise au Centre Wallonie Bruxelles

Ce poème de Gilles Boulan parle de la faille existante entre les serviteurs du IIIème Reich et la jeune génération allemande fils et filles de nazis. Impliqués indirectement dans leur chair, dans ce génocide et cette horreur que nous connaissons, certains ont quitté leur pays reniant leur famille, leur langue, ne pouvant assumer cette responsabilité, cette culpabilité qui pèse sur leurs épaules, avec le besoin de comprendre l’Histoire pour savoir là où ils en sont.

Amour, champs de bataille

Création au Künstierhaus Bethanien à Berlin - 1998

Texte de Heiner Müller
Conception et mise en scène : Ricardo López Muñoz
Avec : Bettina Kühlke, Christine Brotons
Coproduction : Académie Expérimentale des Théâtres ; Künstierhaus Bethanien.

Ce à quoi nous invite la poésie de Heiner Müller dans ses pièces comme dans ses poèmes, c’est à découvrir un autre espace que celui de l’histoire, et à considérer vie publique et vie privée, et la politique surtout, d’un autre point de vue, comme si tout cela pouvait nous apparaître du cosmos. Dans l’onde de choc consécutive à l’effondrement du bloc soviétique, c’est une époque toute entière qui est en voie de disparition… Avec Heiner Müller, un nouvel abîme se creuse, un nouvel espace de théâtre apparaît où les morts reviennent éternellement sur les champs de bataille de l’amour, un thème à significations multiples en oscillations constantes entre le monde comme étal de boucher et la prolifération des guerres conjugales.

Pierre et le loup

Opéra de Mass - 1997

Texte et musique : Sergueï Prokoviev
Mise en scène : Ricardo López Muñoz
Direction musicale : Dominique Rouits
Assistante : Agnès Breszynski
Scénographie et Costumes : Goury
Adaptation du texte et prologue : Agnès Arnaud
Assistante : Agnès Renaud
Construction décor : Jean Jacques Blanlot et Patrick Maurel
Couturière : Anne Versel
Bande-son : Isabelle Surel
Régie Générale et lumières : François Huré et François Bévalot
Avec les solistes de l'Orchestre de Massy
Récitants : Hugues Dangréaux puis Brontis Jodorowsky
Coproduction : Théâtre La lune rousse, Orchestre de Massy, Centre Culturel Paul Baillart, ACM Fontenay-sous-Bois, Espace Jacques Prévert d’Aulnay, SPEDIDAM
Tournée : Centre culturel Paul Bailliart - Massy (91) ; Théâtre André Malraux Rueil-Malmaison (92) ; Espace Jacques Prévert Aulnay -sous -Bois (93) ; Salle Jacques Brel - Fontenay-sous-Bois

Une cage est partie à la recherche d’un oiseau

Création à Limoges : Académie Expérimentale des Théâtres - 1996

Conception et mise en scène : Ricardo López Muñoz
Lumière : Arnaud Sauer
Avec : Stanislas De La Tousche, Hugues Dangréaux, Brontis Jodorowsky

«Mettre en jeu la langue dans un rapport ludique et tout ce qui s’y réfère… ». Etre vivant, c’est pouvoir parler de la mort. Les morts ne peuvent pas parler de la vie. Les vivants qui parlent de la mort, parlent de la vie. Ce qui est terrible dans la vie, c’est qu’on a beaucoup de moyens mais qu’une seule fin. Ce qui est terrible dans la fin, c’est qu’on n’a aucun moyen de savoir ce qui se passe après. Ce qui est terrible, c’est que c’est terrible.

Anthropologie, fragments d'usages, hors d'usage

Création au Théâtre de Châtillon - 1996

Conception et mise en scène : Ricardo López Muñoz
Texte de Pablo Abad
Assistante à la mise en scène : Agnès Renaud
Scénographie : Muriel Durieux
Dramaturgie : Agnès Arnaud
Construction : Souks
Lumière : Arnaud Sauer
Sonorisation : Isabelle Surel
Assistante son : Emilie Pée
Travail vocal : Benoît Urbain
Avec : Stanislas De La Tousche, Hugues Dangréaux, Brontis Jodorowsky
Coproduction : Théâtre La Lune Rousse, Le Ministère de la Culture : DRAC Ile-de-France, Le Conseil Général des Hauts-de-Seine : aide au projet théâtral et l’ADAMI

La 5ème saison

1995

Mise en scène : Ricardo López Muñoz
Texte d’Agnès Arnaud
Assistante à la mise en scène : Agnès Renaud
Scénographie : Renaud de Fontainieu
Chorégraphie : Agnès David et Ricardo Lopez Muñoz
Musique : Benoit Urbain
Lumière : Arnaud Sauer
Tournée : Théâtre de Châtillon (92) ; Théâtre Gérard Philippe - Champigny (94) ; Salle Jacques Brel Fontenay-sous-bois (94) ; Le Colibri Festival Off Avignon 96 ; Espace Jacques Prévert Aulnay -sous -Bois (93) ; Maison Jacques Prévert - Dieppe ; La Merise - Trappes.

La Guerre

Théâtre Renaud-Barrault - 1994

Texte inédit de Carlo Goldoni
Mise en espace de Ricardo López Muñoz
Avec Anne Guégan.

Le Bestiaire tropical

Création au Théâtre du Campagnol, CDN de Corbeil-Essonnes - 1994

Conception et mise en scène : Ricardo López Muñoz
Scénographie : Muriel Durieux
Lumière : Arnaud Sauer
Musique : François Ribac
Costumes et marionnettes : Isabel Montserrat
Avec : Agnès Arnaud, Tiziana Di Monte, Frédéric Gustaedt, Lyazid Khimoun
Co-production : Théâtre La lune Rousse, Théâtre du Campagnol, Centre Culturel Paul Bailliart de Massy, Espace Jacques Prévert Aulnay-sous- Bois
Tournée : Centre culturel Paul Bailliart - Massy (91) ; Espace Paris Plaine ; CDN Corbeil-Essonnes Théâtre du Campagnol ; Théâtre A Châtillon ; Villeneuve d’Ascq La Rose des Vents - Scène nationale ; Espace Jacques Prevert Aulnay-sous-Bois ; Centre Culturel Gérard Philippe Champigny-sur-Marne ; Théâtre du Garde-Chasse Les Lilas ; Théâtre le Village Neuilly/Seine

Noces de sang

Création au Théâtre de la Plaine - 1993

Texte de Federico Garcia Lorca
Mise en scène et scénographie : Ricardo López Muñoz
Musique : François Tusques
Lumière : Yves Julou
Costumes : Isabel Montserrat
Avec : Agnès Arnaud, Anouk Arzoumanian, Hélène Bass, Jean-Yves Duparc, Valérie Garandeau, Jacqueline Hisquin, Françoise Jamet, Isabel Juan Pera, Lyazid Khimoun, Anne Margrit Leclerc, Philippe Massa, Annie Papin, Gérald Robert Tissot, Marie Vigneau, Emmanuel Vottero, Claire Zuber

Dans un village, une mère demande pour son fils la main d’une jeune fille à son père. Après les noces, la mariée s’enfuit à cheval avec son ancien fiancé. Exhorté par sa mère, le marié part à leur poursuite. Et dans la forêt, sous le regard de la lune : la mort. Une histoire d’amour, de haine et de sang, qui traverse les hommes comme la lame d’un couteau.

Le temps d’une célébration collective autour d’une place de village, le public se change en peuple. C’est pourquoi le spectacle ne peut être qu’une fête populaire. Plus qu’un divertissement, il révèle chez chacun des résonnances et des échos intimes.Il est le lieu d’expériences nouvelles.

Barouf à Chioggia

Création au Théâtre D. Sorano de Vincennes, puis tournée - 1991

Texte de Carlo Goldoni
Spectacle présenté à Avignon, 1991
Mise en scène : Ricardo López Muñoz
Musique : Francesco Agnello
Décor : Chantal Hocdé
Lumière : Jean-Claude Espardeilla
Avec : Agnès Arnaud, Anouk Arzoumanian, Jean-Yves Duparc, Marie-Sophie Dupré, Jacques Fatus, Francesco Agnello, Lyazid Khimoun, Thierry Laroyenne, Marcel le Guilloux, Anne Margrit Leclerc, Laurent Lovie, Franck Mercadal, Boris Napès, Jorge Parente, Hervé Rimbaud, Christine Sireyzol Mathilde Wambergue